Le principe
La nutrigénomique étudie comment le patrimoine génétique influence la réponse de l'organisme à l'alimentation. Certains variants génétiques sont associés à des réponses différentes à la caféine, à un appétit plus ou moins sensible, ou à un métabolisme du fer ou de la vitamine D distinct.
La promesse commerciale : un plan alimentaire « sur mesure » à partir d'un test salivaire.
Ce que les données permettent
Pour quelques cas précis, la connaissance d'un variant a une utilité clinique démontrée : intolérance au lactose, intolérance au gluten (maladie cœliaque diagnostiquée), ou particularités de métabolisme de certains médicaments. Dans ces situations, le contexte est médical.
Pour les questions nutritionnelles de la vie courante, les tests de nutrigénomique « grand public » associent, à ce jour, des associations réelles mais de faible ampleur et très nombreuses hypothèses non validées par des essais cliniques.
Le risque de surinterprétation
Un gène ne détermine pas une assiette. La réponse à l'alimentation dépend de l'ensemble de l'alimentation, de l'activité, du sommeil, du stress et de très nombreuses interactions. Un résultat jugé « défavorable » peut créer de l'anxiété inutile ou, au contraire, une fausse réassurance.
Les recommandations alimentaires de base restent valables pour presque tout le monde : diversité, fibres, végétaux, modération des aliments ultra-transformés.
En pratique
La nutrigénomique est un champ de recherche prometteur mais ne remplace ni le bilan clinique ni les fondamentaux de l'alimentation. En cas de question de santé génétique, c'est avec un professionnel formé que la discussion doit avoir lieu.
Sources
Cet article a été rédigé à des fins d'information et d'éducation. Il ne remplace pas un avis médical. Pour toute question de santé personnelle, consultez un professionnel.