Le point de départ honnête
Pour la grande majorité des compléments, aucun essai randomisé de grande ampleur ne démontre un bénéfice sur la mortalité ou la prévention chez des personnes en bonne santé couvertes nutritionnellement.
Les essais disponibles montrent même que, dans la plupart des cas, la supplémentation n'apporte rien chez des personnes sans carence (notamment pour les vitamines et les antioxydants).
Ce qui a des preuves
La correction de carences documentées est l'indication la plus solide : vitamine D chez les personnes carencées ou à risque selon les recommandations en vigueur, fer ou B12 en cas de déficit vérifié, par exemple.
Hors carence, les données n'appuient pas la supplémentation généralisée. Les molécules « longévité » populaires (NAD+, spermidine, resvératrol, etc.) reposent essentiellement sur des études précliniques ou de petites études de courte durée : leur effet concret chez l'humain reste non démontré.
Les risques souvent oubliés
Un complément n'est jamais « neutre » : interactions médicamenteuses, surdosage, qualité incertaine des produits (substances non déclarées) et coûts récurrents sont des risques réels.
Le réflexe le plus utile reste de faire vérifier une carence par un professionnel avant de suppléer, et de privilégier des produits de qualité connue lorsque la supplémentation est justifiée.
Ce qu'il faut retenir
Rien ne remplace l'alimentation, l'exercice et le sommeil. Un complément ne se choisit pas par effet de mode, mais à partir d'une question de santé précise, d'une carence documentée et d'un suivi.
Sources
Cet article a été rédigé à des fins d'information et d'éducation. Il ne remplace pas un avis médical. Pour toute question de santé personnelle, consultez un professionnel.